14 07 09

Fête nationale, façon parisienne

À notre arrivée à Paris, nous avons été salués par la parade militaire aérienne qui a dressé au-dessus de nos têtes, grâce à la fumée colorée s’échappant des avions en tête de file, le drapeau français. Après avoir marché jusqu’à l’hôtel la tête en l’air et y avoir déposé nos valises, nous avons essayé d’aller voir la parade terrestre de plus près. Comme nous avons été incapables de nous frayer un chemin dans la foule entourant la Place de la Concorde, nous avons décidé de mettre de côté notre patriotisme français le temps de faire un peu de tourisme. [David n’a pas été difficile à convaincre là-dessus !]

La Sainte-Chapelle, aussi belle que dans mes souvenirs ; La Conciergerie, bof. ; Une file d’attente à perte de vue nous a découragés d’entrer dans Notre-Dame, mais j’ai au moins pu prendre la façade en photo, sans échafaud cette fois ! ; Musée d’Orsay… Mais qu’ont-ils fait à mon musée préféré ? À mon havre de paix artistique ?? C’était bruyant, les gens prenaient toutes les œuvres en photo, une à une, et s’offensaient quand je m’approchais des toiles pour les regarder. Ben oui, qui voudrait regarder une toile dans un musée ? ; Le Grand et le Petit Palais ; Le Pont Alexandre III ; Et pour finir, les Invalides. Chanceux dans notre malchance, tous les véhicules de la parade y étaient pour le reste de la journée. Nous avons donc finalement vu la parade, mais en mode stationnaire.

Manger le jour de la fête nationale n’est pas facile, mais nous avons finalement trouvé un petit café sympa où casser la croûte. Comme je voulais absolument voir le spectacle sur les Champs de Mars et que mon homme même beaucoup, vraiment beaucoup, nous sommes allés nous entasser, malgré l’épuisement, sur les Champs de Mars pour entendre nul autre que Johnny Halliday ! [Bon OK, je l’avoue, on s’est trouvé un banc plus loin et on a attendu l’heure prochaine du spectacle pyrotechnique pour s’enfoncer dans la foule.]

Pour célébrer les 120 ans de la Tour Eiffel, nous avons eu droit à un semblable du Moulin à Images, mais en encore plus étonnant ! La musique, les feux d’artifice et les projections sur la tour avaient été orchestrés par des mains de maître. Les illusions étaient parfaites, particulièrement les torsions métalliques de la tour. Aux côtés des milliers de personnes nous entourant, nous avons littéralement vécu sa vie, de sa construction à son chant d’anniversaire, en passant par le décompte intégral de l’an 2000 ! Tout simplement « vibrant ».

[Et pour que la fête soit vraiment française, le métro est tombé en panne au moment du retour, dah.]